Service de Protection de l'Adulte déficient: attendre sans rien faire?

Le Service de Protection de l’Adulte (SPAd) du canton de Genève a traversé et malheureusement traverse aujourd’hui encore une période très sombre. D’une part, le nombre de cas à traiter a plus de doublé entre 2008 et 2019, d’autre part, le Service a vu la démission de 20% de ses collaborateurs depuis 2015, TOUS les chefs de secteur ayant par ailleurs annoncé leur démission début 2019.

La Cour des Comptes (Rapport 145) a indiqué que « la réactivité actuelle du SPAd pour la prise en charge des curatelles est insuffisante et pourrait avoir pour conséquence de péjorer la situation des personnes protégées ». Le Grand Conseil a en outre été informé par le Département de la Cohésion Sociale que plus de 27'000 factures étaient en attente de traitement... oui 27'000.

Les conséquences de ce mauvais fonctionnement sont terribles pour des hommes et des femmes fragilisés qui doivent se reposer sur l’État. Nous pouvons par exemple citer des citoyens sous curatelle victimes d’actes de poursuites ou menacés d’expulsion pour des impayés alors que les fonds étaient disponibles.

Malgré les postes supplémentaires octroyés, la situation mettra du temps à se rétablir. Ainsi, parmi les 13 recommandations de la Cour des Comptes, 4 doivent être exécutées pour fin 2021, 4 dont 3 portent un risque significatif pour le fonctionnement du Service, et ne seront en place qu’à partir de 2022 !

Et en attendant?

En attendant, nous devons engager une réponse immédiate. Pourquoi ne pas déléguer à l'externe les services administratifs et financiers liés aux curatelles? La plupart de ces services sont simples (paiement de loyer, téléphone, SIG…) et récurrents. Ils correspondent aux tâches que les fiduciaires assument pour leurs clients quotidiennement.

Le processus de paiement pourrait simplement être mis en place au travers d’un compte de l’État. En attendant...

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